








E’ville est une création théâtrale qui interroge l’héritage colonial belge à partir d’archives familiales (lettres, photos, bandes audio,…). Ces matériaux deviennent le socle d’une enquête scénique où se croisent mémoires familiales, récits coloniaux, paroles dissidentes et héritages invisibilisés.
La pièce entrelace les voix des trois auteur·rices avec ces archives. On voyage entre hier et aujourd’hui à travers leur regard sur une histoire qu’on ne leur a pas raconté. Bien que semblant appartenir au passé, l’histoire coloniale révèle chez chacun des zones sensibles et les confronte à leurs contradictions.
E’ville embrasse des thématiques qui traversent profondément notre société : la mémoire coloniale, la responsabilité des descendants, la fabrication des imaginaires collectifs, la question du silence, du métissage, du sauveur blanc ou de l’intersectionnalité. Le spectacle ne se situe pas dans le registre du manifeste mais dans une tentative de mise en dialogue : entre différentes générations, entre héritages
européens et africains, entre l’intime et le politique afin de questionner ce que cet héritage continue de produire aujourd’hui dans nos imaginaires, nos rapports sociaux et nos silences collectifs.
Que faisons-nous, aujourd’hui, de ce que nous avons reçu, consciemment ou non ?
Ecriture : Paul Mosseray, Marie Indeko Loleke, Mathilde Mosseray
Jeu: Paul Mosseray, Marie Indeko Loleke
Dramaturgie: Raissa Yawali
Regards extérieurs: Mathilde Mosseray, Mahi Hadjammar, Chloé Larrère, Filipa Carloto Matta, Laura Ughetto, Denis Mpunga, Angèle Baux-Godard
Création sonore: Jérémie Mosseray
Création lumière et Régie: Clément Papin
Avec le soutien de : La chaufferie – Acte 1,Espace Magh, Altim prod., Centre Culture Brueghel, Atrium 57, le Corridor, Look’in out, le BAMP, CED-WB, CEJI, Collectif Mémoire coloniale, De Rinck, Escale du Nord, Cité Miroir.