
Si je suis devenu comédien, est-ce que ce ne serait pas, au fond, pour apprendre à ne pas pleurer?
Ou bien pour avoir enfin le droit de le faire ?
On apprend très tôt aux garçons à faire taire certaines émotions : La tristesse est une faiblesse. La peur, une humiliation. La douceur, un risque de déclassement dans la hiérarchie masculine.
Très vite, on comprend qu’il faut tenir le choc, prendre sur soi.
Cette silenciation émotionnelle paraît anodine quand elle commence dans une cour de récréation. Pourtant, elle produit des adultes incapables de nommer ce qu’ils ressentent. Des hommes qui confondent souvent vulnérabilité et faiblesse, domination et confiance en soi, violence et puissance.
Et les conséquences sont là, aujourd’hui, partout autour de nous.
Dans cette culture du viol où certains hommes ont appris à considérer le refus comme une attaque contre leur virilité. Dans l’explosion des figures masculinistes sur les réseaux sociaux qui transforment la frustration masculine en haine des femmes. Dans ces leaders politiques autoritaires qui rejouent sans cesse la même partition viriliste : montrer les muscles, écraser l’adversaire, ne jamais douter, ne jamais s’excuser. Comme si gouverner le monde consistait encore à prouver qu’on est “un bonhomme”.
Bonhomme, c’est…
un projet de théâtre jeune public.
Une enquête sur la construction de la masculinité dès le plus jeune âge
Une plongée dans mes souvenirs d’enfances
Un questionnement sur les modèles
Charleroi dans les années 2000
La peur de grandir
le Grand Méchant Loup
Arnold Schwarzenegger et Jean-Claude Van Damme
Des friches, des terrils, des terrains vagues et des parkings vides
Un terrain de jeu où se mêle danger, fantasmes, violence et fiction.
Une histoire de Bonhomme!
Ecriture : Paul Mosseray
Avec le soutien de: CED-WB, Pierre de Lune